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un texte et son compte redu critique

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un texte et son compte redu critique

Message par oum Seif le Mar 11 Nov - 17:52

Texte support 3 : Un match historique

Nous avons réussi à surprendre la défense du real ; jouant dans le meilleur style de Reims nos avants faillirent démanteler complètement la défense espagnole. Si le portier Alonso « un chat » n’avait pas réussi quelques interventions sensationnelles, alors que tout le stade le croyait battu, nous pouvions mener 3 -0 ! J’en profitai personnellement pour me « donner à fond » au cours de cette première période, car ma cheville endormie par les soins ne me faisait pas encore souffrir …
Oui ! Nous avons mené un moment 2 -0 à l’immense satisfaction de toute la foule parisienne étonné mais ravie de voir son équipe préférée mettre en péril le prestigieux Real.

Les 40 000 spectateurs d’Auteuil*, cependant, semblaient hésiter encore à croire en une victoire française, car malgré le score de 2 -0, les attaquants ibériques, Di Stefano évidemment et Gento, dont la rapidité est prodigieuse, se montraient eux aussi très dangereux. Et, alors que le ciel de Paris commençait à s’assombrir, on sentait que le drame était dans l’air électrisé du stade. On n’en resterait pas là …

Rassuré par l’autorité de son portier, le champion d’Espagne entreprit de remonter son handicap sous l’action de Di Stefano. Alors que les projecteurs venaient de s’allumer, Rial, l’inter gauche madrilène, lui aussi argentin, plaçait un tir qui battait notre gardien de but Jacquet 2 -0 et peu après Di Stefano, à son tour ponctuait victorieusement une contre attaque en expédiant le ballon dans les filets : 2 partout, le repos survint dans un climat de « corrida ».

Tout était à refaire ! Mes camarades et moi avons accusé le coup. J’avais eu la sensation que la chance était passée pour nous lorsque, à 2 – 0, Alonso, sur un de mes tirs violent et placé dans le coin, avait détourné in extremis le ballon hors de sa cage au prix d’une détente formidable. Les équipiers de Munoz que j’admirais étaient, certes, de taille en cette soirée de juin, à remonter trois but et plus même. Mais que serait-il arrivé s’ils s’étaient vus distancés aussi nettement ?

Notre onze reprit l’avantage, portant, au début de la seconde partie du jeu 3 – 2, mais sans pouvoir l’exploiter utilement car shoot de Marquitos 3 -3 nous empêcha de retrouver un moral de vainqueurs possibles. Pour ma part, je souffrais terriblement de ma cheville, et j’avais beaucoup de difficultés à m’imposer de nouveau, face à l’anguleux Marquitos.

A deux minutes de la fin, quand le Real parvint à réaliser le but de la décision 4 – 0, le onze espagnol n’avait pas souvent desserré l’étreinte, il faut le reconnaître, au cours de ces quarante-cinq minutes de jeu de la deuxième mi-temps ; il avait fait peser le poids de son autorité sur notre formation fatiguée par son début de match.

Ma future équipe remportait le premier titre de champion d’Europe qu’elle détient toujours au moment où j’écris ces lignes.

Ce titre que le Real défend maintenant pour la troisième fois ! Un record qui sera difficile à battre… La foule du parc est « fair-play ». Comprenant que les joueurs au maillot blanc, pour avoir réussi à enrayer de terribles offensives, puis à s’imposer, méritaient bien la victoire, elle ovationna longuement, alors que Munoz lui présentait le trophée étincelant, tendu à bout de bras.

RAYMOND Kopa, Mes matchs et ma vie,
Ed. Pierre horay, 1958


Le compte rendu critique du texte « un match historique »
D’après Raymond Kopa
Raymond Kopa, un ancien joueur de football, relate dans ce texte intitulé « mes matchs et ma vie », paru en 1958 aux éditions Pierre Horay, les moments du match ayant opposé son équipe, Le stade de Reims, au Real Madrid, champion d’Espagne, pour le compte de la finale de la coupe d’Europe.
Après avoir mené par 2 à0 grâce à ses attaquants, l’équipe de Reims se voit rejoindre à la marque par le Real Madrid. A la mi-temps le score était à égalité, deux partout à la grande joie des ibériques.
En seconde partie, Reims marque un 3ème but mais les Espagne remontent à nouveau leur handicap. Vers la fin du, les madrilènes inscrivent le but de la victoire et remportent ainsi la 1ère coupe d’Europe des clubs champions. Ils sont salués longuement par un public très fair-play.
Raymond Kopa, auteur acteur et témoin de l’évènement relaté, porte un jugement favorable sur ses adversaires. Le texte est émaillé d’adjectifs valorisants qui qualifient les joueurs espagnols.
L’énonciateur, présent explicitement dans le texte rend un grand hommage à ses adversaires dont il reconnait la force et le mérite. Le texte comporte également des phrases exclamatives traduisant les sentiments de l’énonciateur qui exprime son étonnement et son admiration vis-à-vis des joueurs espagnols de taille ce soir là. Ils traduisent aussi l’amertume ressentie par Kopa lorsqu’ils ont été rejoints à la marque par les espagnols alors qu’ils menaient au jeu.
Raymond Kopa cherche en fait à justifier la défaite de son équipe.





oum Seif

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Date d'inscription : 11/11/2014

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