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Textes supports: portraits

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Textes supports: portraits

Message par Admin-S Kamel le Mar 18 Mar - 18:15

Mouloud Feraoun
Mouloud Feraoun, de son vrai nom, Ait Chaâbane, est issu d’une famille de paysans .Il étudie entre Tizi-Ouzou et Bouzaréah avant d’exercer la fonction d’instituteur dans plusieurs écoles de sa région natale.
En 1925, il épouse sa cousine Dahbia, qui lui donne sept enfants, et est nommé instituteur à Tizi-Ouzou avant d’occuper un autre poste à Taourirt. En 1939 naît son premier roman, « le Fils du pauvre » qui obtiendra en 1950 le prix d’Alger.
Avant le déclenchement de la révolution de Novembre 1954, il édite son deuxième roman : « La Terre et le Sang » s’ensuivit «Jours de Kabylie » un recueil de portraits et de scènes de sa terre natale.
En 1960 il devient inspecteur social. Il préside une réunion le 15 mars 1962 au siège de la direction des centres socio-éducatifs à El-Biar quand un commando de l’O.A.S. fait irruption pour faire sortir six inspecteurs dont Mouloud Feraoun et les assassinent lâchement.
Amel. S « Le Matin n°2477 »

Sans titre
C'est un jeune garçon vêtu d'une salopette marron et d'une chemise grise, sale et un peu grande pour lui. Il a de longs cheveux bruns un peu en bataille, coupés au carré. Avec ses yeux marron, il fronce un peu les sourcils avec un regard méchant et on a l'impression qu'il fixe quelque chose ou quelqu'un mais il a un regard un peu tendre, triste ... ses joues sont toutes rouges, il a l'air essoufflé. Ses lèvres sont violettes avec une légère moue. Il doit venir d'une famille démunie qui doit vivre dans la campagne et il est maigrichon.

Fédor Dostoïevski: Crime et Châtiment

UN PERSONNAGE EFFRAYANT
L’ogre est un personnage gigantesque, effrayant, qui a une barbe et des cheveux hirsutes, des mâchoires larges et puissantes et de grandes bottes. Il vit au fin fond des forêts et ne se déplace jamais sans son grand couteau.
Malgré la terreur qu’il inspire, l’ogre est un être très bête : ainsi, les héros des contes, bien plus petits et faibles, parviennent à le vaincre grâce à leur intelligence. Dans le Petit Poucet de Charles Perrault, par exemple, le Petit Poucet s’arrange pour que l’ogre égorge ses propres filles au lieu de le manger lui et ses frères. Le Chat botté, lui, dévore l’ogre après l’avoir incité par la ruse à se changer en souris.
Dans les contes, on trouve aussi des ogresses, des personnages féminins aussi effrayants que les ogres, et qui dévorent elles aussi les enfants. Dans la version originale de la Belle au bois dormant de Charles Perrault, la mère du prince charmant est une ogresse : « en voyant passer de petits enfants, elle avait toutes les peines du monde à se retenir de se jeter sur eux ». À la fin du conte, elle veut d’ailleurs dévorer les enfants que la Belle au bois dormant a eus avec le prince, qui sont pourtant ses propres petits-enfants !
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La beauté d'une fille
Hélène était grande, blanche, les yeux bleu foncés, les dents blanches comme de la neige .Elle paraissait avoir une vingtaine d'année. Dans son expression, on lisait á la fois la fierté, l'inquiétude et la tristesse. De longues tresses de cheveux châtains lui formaient comme un turban autour de la tête. Son costume était neuf mais de la plus grande simplicité.
Merime, Colomba
Jean Valjean
Dans les premiers jours du mois d'octobre 1815, une heure environ avant le coucher du soleil, un homme qui voyageait à pied entra dans la petite ville de Digne. Les rares habitants qui se trouvaient en ce moment à leurs fenêtres ou sur le seuil de leurs maisons regardaient ce voyageur avec une sorte d'inquiétude. Il était difficile de rencontrer un passant d'un aspect plus misérable.
C'était un homme de moyenne taille, trapu et robuste, dans la force de l'âge. Il pouvait avoir quarante six ou quarante - huit ans. Une casquette à visière de cuir rabattue cachait en partie son visage brûlé par le soleil et le hâle et ruisselant de sueur. Sa chemise de grosse toile jaune, rattachée au col par une petite ancre d'argent, laissait voir sa poitrine velue ; il avait une cravate tordue en corde, un pantalon de coutil bleu, usé et râpé, blanc à un genou, troué à l'autre, une vieille blouse grise en haillons, rapiécée à l'un des coudes d'un morceau de drap vert cousu avec de la ficelle, sur le dos un sac de soldat fort plein, bien bouclé et tout neuf, à la main un énorme bâton noueux, les pieds sans bas dans des souliers ferrés, la tête tondue et la barbe longue. A Digne, le voyageur s'arrêta de marcher et finit par frapper à la porte d'un habitant…
- Je m'appelle Jean Valjean. Je suis un galérien. J'ai passé dix-neuf ans au bagne. Je suis libéré depuis quatre j o u r s. Quatre jours que je marche depuis. Aujourd'hui, j'ai fait douze lieues à pied. Ce soir, en arrivant dans ce pays, j'ai été dans une auberge, on m'a renvoyé à cause de mon passeport jaune que j'avais montré à la mairie. [...] Je suis très fatigué, douze lieues à pied, j'ai bien faim.
Voulez-vous que je reste ? [...]
Victor Hugo, Les Misérables1862.



Retour au pays
Amer rentre à son village natal, accompagnée de sa femme, une française. Amer veut faire visiter la région à son épouse.
La journée était belle et la Kabylie magnifique en cette période de l'année. La parisienne suit
Amer qui descend le sentier d'un pas assuré. Madame a chaussé des bas clairs et des souliers à talons courts.
Dans sa robe de crêpe jeune à fleurettes rouges elle a l'air d'une aimable fée qui vient embellir par sa présence ce paysage rustique. Elle est svelte, presque de taille d'Amer. Ses cheveux blonds, soyeux et bien peignés retombent sur sa nuque pleine. Ses yeux bleus font penser au mouron. Son visage est plein de grâce et de hardiesse. Il est plutôt large que rond : un front uni, un court nez mais bien dessiné, des sourcils fournis.
Elle trouva la Kabylie très charmante et que Tighezrine est une belle propriété. Madame veut savoir le nom de chaque arbre : voilà trois orangers au bord du ruisseau qui tient le rôle de source pendant l'été, puis trois figuiers trapus, aux feuilles très larges, et des vignes qui s'enroulent comme des boas autour des autres arbres. Il y a aussi quelques cerisiers et un poirier, tan disque que tout en bordure, des cactus qui donnent, en été, des figues de barbarie.
Mouloud FERAOUN
« La Terre et le Sang »

Le Roi Pharaon
Le roi traversa la salle d'un pas lent et majestueux et rien n'indiquait qu'il entendît les cris d'amour qui l'accueillaient, ou qu'il aperçût les êtres humains agenouillés. Il s'assit les chevilles jointes et les mains posées sur les genoux, dans l'attitude solennelle des divinités.
Le Pharaon était coiffé d'un casque allongé en mitre, découpant par une échancrure la conque de l'oreille et se rabattant vers la nuque pour la protéger. Sur le fond du casque scintillait un semis de points semblables à des prunelles d'oiseau et formés de trois cercles noirs, blancs et rouges ; […] le torse apparaissait luisant et poli comme le granit rose travaillé par un ouvrier habile. Des sandales à pointes recourbées, pareilles à des patins, chaussaient ses pieds étroits et longs, rapprochés l'un de l'autre comme les pieds des dieux sur les murailles des temples. Sa figure lisse, imberbe, aux grands traits purs, qu'il ne semblait au pouvoir d'aucune émotion humaine de déranger et que le sang de la vie vulgaire ne colorait pas, avec sa pâleur morte, ses lèvres scellées, ses yeux énormes, agrandis de lignes noires, dont les paupières ne s'abaissaient non plus que celles de l'épervier sacré, inspirait par son immobilité même une respectueuse épouvante.
Théophile Gautier Le Roman de la Momie
GITON ET PHEDON
Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes, l'œil fixe et assuré, les épaules larges, l'estomac haut, la démarche ferme et délibérée. Il parle avec confiance ; il fait répéter celui qui l'entretient,
[…]. Il déploie un ample mouchoir et se mouche avec grand bruit ; il crache fort loin, et il éternue fort haut. Il dort le jour, il dort la nuit et il ronfle. Quand il se promène, il tient le milieu, il s'arrête et l'on s'arrête, il continue de marcher et l'on marche : tous se règlent sur lui. Il interrompt, il redresse ceux qui ont la parole : on ne l'interrompt pas, on l'écoute aussi longtemps qu'il veut parler ; on est de son avis, on croit les nouvelles qu'il débite. S'il s'assied, vous le voyez s'enfoncer dans un fauteuil, croiser ses jambes l'une sur l'autre, froncer le sourcil, abaisser son chapeau sur ses yeux pour ne voir personne, ou le relever ensuite, et découvrir son front par fierté et par audace. Il est enjoué, grand rieur, impatient, colère, politique, mystérieux sur les affaires du temps. Il est riche.
Phédon a les yeux creux, le teint échauffé, le corps sec et le visage maigre; il dort peu et d'un sommeil fort léger; il est rêveur, et il a avec de l'esprit l'air d'un stupide; il oublie de dire ce qu'il sait ou de parler d'événements qui lui sont connus; et, s'il le fait quelquefois, il s'en tire mal, il croit peser à ceux à qui il parle, il ne se fait pas écouter, il ne fait point rire. Il applaudit, il sourit à ce que les autres lui disent, il est de leur avis ; il court, il vole pour leur rendre de petits services. Il flatteur, empressé ; quelquefois menteur ; il est superstitieux, scrupuleux, timide. Il marche doucement et légèrement, il marche les yeux baissés. Il se met derrière celui qui parle, […], et il se retire si on le regarde. Il ne tient point de place ; il va les épaules serrées, le chapeau abaissé sur les yeux pour n'être point vu ; il se replie et se renferme dans son manteau. Si on le prie de s'asseoir, il se met à peine sur le bord d'un siège ; il parle bas dans la conversation, et il articule mal. Il n'ouvre la bouche que pour répondre ; il tousse, il se mouche sous son chapeau ; il crache presque sur soi, et il attend qu'il soit seul pour éternuer, ou, si cela lui arrive, c'est à l'insu de la compagnie : il n'en coûte à personne ni salut ni compliment. Il est pauvre.
Jean de la Bruyère (1645-1696) GITON ET PHEDON

Mon frère
Mon frère Paul était un petit bonhomme de trois ans, la peau blanche, les joues rondes, avec de grands yeux d’un bleu très clair, et les boucles dorées de notre grand-père inconnu. Il était pensif et ne pleurait jamais, et jouait tout seul, sous une table, avec un bouchon ou un bigoudi ; mais sa voracité était surprenante ; de temps à autre, il y avait un drame-éclair : on le voyait tout à coup s'avancer, titubant, les bras écartés, la figure violette. Il était en train de mourir suffoqué.
Marcel PAGNOL, La gloire de mon père

Les deux camarades
Volodia emmène son camarade Tchechevitzin passer les vacances chez lui.
Les sœurs de Volodia ne quittent pas des yeux le nouveau venu. Tchechevitzin est du même âge que Volodia et il est aussi grand que lui mais il n'est pas si blanc et rose que le grand frère. Il est très brun et son teint est brouillé de tâches de rousseurs. Il a les cheveux raides, des lèvres épaisses, bref, il est laid.
Heureusement que sa veste d'uniforme à boutons brillants, l'embellit un peu. Il est taciturne, ne sourit jamais.
Les fillettes pensent qu'il doit être très intelligent et très savant. Il paraît tellement plongé dans de profondes pensées que si on l'interroge, il sursaute et demande qu'on répète la question.
Volodia, qui d'habitude est si gai et si bavard, se montre silencieux et soucieux. Il n'a pas l'air content d'être à la maison. Il n'a adressé qu'une seule fois la parole à ses petites sœurs.
Anton Tchekhov Extrait de la nouvelle « Le beau voyage »

AKLI
Quand nous fabriquions des jouets, il lui fallait mes conseils. Il sentait que j'avais plus d'imagination que lui. Quant à moi, j'étais forcé d'admettre qu'au-dehors, il se faisait respecter bien mieux que moi. Nous nous complétions à souhait. Nous fîmes ensemble notre entrée dans le monde. D'abord à la djemaa du quartier, puis dans les autres djemââs, enfin à l'école.
A quel moment et dans quelle circonstance naquit notre amitié ? Je ne saurai le dire. Nous habitions la même rue, c'est là, sans doute que nous nous connûmes. Il y avait d'autres bambins mais il ne se forma pas de paire d'amis comme nous.
Akli était beau comme une fillette et turbulent comme un diable. Il n'avait rien de ma douceur, ni de ma tranquillité. Il aimait rire, taquiner, cogner. Il ne craignait pas les grandes personnes. Quant à moi, j'étais timide. Ce qui me fit estimer autant qu'il l'était pour sa hardiesse. Il avait les poings et les pieds trop grands, mais il disait que c'était nécessaire pour se battre ou se sauver. J'admirais et j'aimais Akli parce qu'il avait tout ce qui me manquait. Je pense qu'il s'attacha à moi pour les mêmes raisons.
D'après Mouloud FERAOUN, Le Fils du pauvre, éditions du Seuil

César
« César avait la taille haute, le teint blanc, les membres bien faits, le visage un peu trop plein, les yeux noirs et vifs, et une santé robuste. Très minutieux dans le soin de sa personne, il ne se limitait pas à se faire tondre et raser de près, mais n'allait pas jusqu'à se faire épiler. Il ne se consolait pas d'être chauve. Aussi avait-il coutume de ramener en avant ses cheveux trop rares. César était un homme de guerre et un cavalier accomplis, d'une endurance incroyable. En marche, il précédait ses troupes, quelquefois à cheval, plus souvent à pied, la tête découverte malgré le soleil ou la pluie. »
D'après Suétone, Vie de César, « Histoire des gens de chez nous »,

Mon portrait
Dans ses Mémoires, Dumas décrit l'enfant qu'il était à l'âge de dix ans au moment où celui-ci va effectuer sa rentrée au collège de l'abbé Grégoire, situé à Villers-Cotterêts.
« En général, à l'âge que j'avais, je n'étais pas très aimé des autres enfants de la ville; j'étais vaniteux, insolent, arrogant, plein de confiance en moi-même, rempli d'admiration pour ma petite personne, et cependant, avec tout cela, capable de bons sentiments, quand le cœur était mis en jeu et place de l'amour propre ou de l'esprit. Quant au physique, je faisais un assez joli enfant: j'avais de longs cheveux blonds bouclés, qui tombaient sur mes épaules, et qui ne crêpèrent que lorsque j'eus atteint ma quinzième année; de grands yeux bleus qui sont restés à peu près ce que j'ai encore aujourd'hui de mieux dans le visage ; un nez droit, petit et assez bien fait ; de grosses lèvres roses et sympathiques; des dents blanches et assez mal rangées. Là-dessous, enfin, un teint d'une blancheur éclatante, lequel était dû, à ce que prétendait ma mère, à l'eau-de-vie que mon père l'avait forcée à boire pendant sa grossesse, et qui tourna au brun à l'époque où mes cheveux tournèrent au crépu. Pour le reste du corps, j'étais long et maigre comme un échalas. (…) De mon côté, cette entrée était une grande affaire : on m'avait fait tailler, dans une redingote de mon grand-père, un habillement complet. Cet habillement était café au lait foncé, avec des points noirs.»
Alexandre Dumas « Mémoires », tome 1, chapitre 1851.

L'arrivée du « nouveau »
On commença la récitation des leçons.
Le Proviseur nous fit signe de nous rasseoir ; puis, se tournant vers le maître d'études :
- Monsieur Roger, lui dit-il à demi voix, voici un élève que je vous recommande, il entre en cinquième. Si son travail et sa conduite sont méritoires, il passera dans les grands, où l'appelle son âge.
Il les écouta de toutes ses oreilles, attentif comme au sermon, n'osant même croiser les cuisses, ni s'appuyer sur le coude.
Resté dans l'angle, derrière la porte, le « nouveau » était un gars de la campagne, d'une quinzaine d'années environ, et plus haut de taille qu'aucun de nous tous. Il avait les cheveux coupés droit sur le front, comme un chantre de village, l'air raisonnable et fort embarrassé. Même si ses épaules n'étaient pas larges son habit veste de drap vert à boutons noirs le gênait et laissait voir des poignets rouges habitués à être nus. Ses jambes, en bas bleus, sortaient d'un pantalon jaunâtre très tiré par les bretelles. Il était chaussé de souliers forts, mal cirés, garnis de clous.
Nous étions à l'Etude, quand le Proviseur entra suivi d'un « nouveau » d'un garçon. Ceux qui dormaient se réveillèrent, et chacun se leva comme surpris dans son travail.
Gustave Flaubert Madame Bovary

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Re: Textes supports: portraits

Message par hbb17 le Dim 23 Mar - 16:35

MERCI BIEN

hbb17

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