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Le texte argumentatif:

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Le texte argumentatif:

Message par Admin-S Kamel le Mar 4 Fév - 16:52

Le texte argumentatif:

DEFINITION
L'intervenant (ou "locuteur") exprime des idées ou des sentiments personnels qu'il s'efforce de faire partager à autrui dans l'intention de modifier son état d'esprit voire de le faire changer d’avis (de le convaincre).
Un texte argumentatif est composé de différents éléments :
- un thème qui est le sujet général du propos posé de façon neutre (le clonage, l’adoption homosexuelle, la peine de mort…)
- une thèse défendue (pour le clonage animal / contre la peine de mort…)
- une thèse réfutée (la thèse adverse de celle que l’on défend : la thèse de « l’autre »)
- des arguments (ils sont abstraits (ce sont des idées) mais ils ont une valeur générale )
- des contre arguments (des arguments qui contredisent la thèse défendue et soutiennent la thèse réfutée…)
- des exemples (ils sont concrets (ce sont des faits), mais ils ne représentent que des cas particuliers)
- des connecteurs logiques qui expriment l’opposition (mais , par contre, cependant, en revanche…), l’addition (et, de plus, par ailleurs…), la cause (parce que, puisque, en raison de…), la conséquence (si bien que, ainsi, aussi, dés lors, donc…), l’hypothèse (si, à condition que, au cas où…)…
- Seuls les arguments sont capables de prouver, alors que les exemples et les faits se contentent d'illustrer.
- Un argument est unique alors qu’un exemple est substituable (on peut le remplacer par un autre qui aura la même fonction, qui illustrera également l’argument…)

INDICES
- Le présent domine, accompagné parfois du passé composé et du futur
- Le conditionnel, le subjonctif et l'impératif s'ajoutent à l'indicatif pour exprimer les nuances de la pensée
- Le locuteur parle ou écrit souvent à la première personne (je) puisqu'il délivre un message personnel. Toutefois, pour donner plus d'objectivité à ses propos, il s'efface parfois derrière les faits et les idées, cités à la troisième personne, ou inclue le lecteur ou l’auditeur (nous, on)
- Le locuteur s'adresse volontiers à son destinataire (l'allocutaire - qu'il interpelle, implique et presse d'adhérer...) à la deuxième personne (tu, vous)
- Des indices d’opinion : comparatifs (plus, moins), vocabulaire mélioratif (exceptionnel, mieux, admirable…) ou dévalorisants (impensable, horrible, détestable…), verbes d’opinion (penser, croire, affirmer…)
IDEOLOGIE
Le discours, et plus particulièrement le texte argumentatif, expriment des appréciations personnelles nées de valeurs morales, sociales, culturelles... (il ne faut pas tuer quelqu’un dans le dos - il ne faut pas cracher par terre )
Plusieurs indices permettent de les identifier :
- l’implication du locuteur (moi, je, mon, nos…)
- des adjectifs, maïs aussi des noms et des verbes, qui expriment un jugement personnel (beau/laid, bon/mauvais, juste/injuste…)
- des adverbes et des pronoms indéfinis qui généralisent jusqu'à l'absolu (aucune, seule, tout, l’ensemble…)
- des champs lexicaux connotés négativement ou positivement (si par exemple un ordinateur est comparé à un « machin truc bidule » ou s’il est vu comme l’avenir de l’homme…)

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Admin-S Kamel
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Re: Le texte argumentatif:

Message par fryatte17 le Sam 8 Fév - 18:50

 Grand merci pour ce cours, aussi ayant des élèves en difficultés d'apprentissage en fle, je recherche des textes argumentatifs trés simples, abordables, sur n'importe quel thème pour éviter les textes du manuel (3
AS) et qui me permettraient d'aborder le raisonnement concessif et la refutation.
Dans le cas échéant, pensez-vous qu'il est possible  et surtout admissible de fabriquer de tels textes soi-même sachant qu'on nous rabâche de travailler sur des documents authentiques...
Merci de me prêter de votre temps, je suis encore stagiaire et j'ai  toute une flopée de questions...

fryatte17

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Re: Le texte argumentatif:

Message par Admin-S Kamel le Sam 8 Fév - 19:16

Voilà chère collègue ces textes qui sont envoyés par notre chère collègue:adouma:

Textes argumentatifs


La pollution

La pollution touche pratiquement tous les domaines de l’environnement : la couche d’ozone, la mer, l’air, l’eau des sources, les arbres, les animaux… pour l’homme c’est très dangereux car elle provoque toutes sortes de maladies. Nous y sommes particulièrement sensibles car les enfants ont souvent des maladies respiratoires.

De plus, quand un véhicule passe dans une ville, le gaz d’échappement qui sort par le pot noircit les immeubles, même si maintenant les voitures polluent un peu moins. Ce qui pollue le plus ce sont les camions, les bus et les voitures tandis que les trains ou les tramways par exemple en fonctionnant à l’électricité sont sans danger pour l’environnement.

Aussi nous avons pensé qu’il fallait remplacer d’abord les gros véhicules qui polluent le plus et réussir ensuite à rendre les voitures électriques moins chères et plus performantes, pour qu’il y en ait davantage.

Il faut diminuer la pollution car c’est nous qui sommes en danger.





La faune et la flore
Les animaux et les plantes contribuent à notre bien-être de trois façons principales. D’abord, ils fournissent une grande part des matériaux nécessaires à la vie humaine : la quasi-totalité de notre alimentation, une bonne partie de notre habillement et, dans de nombreuses régions du monde, la plupart des matériaux de construction et de combustion permettant de se chauffer et d’éclairer les habitations.
En outre, ils constituent une source indispensable pour maintenir cette base matérielle de notre existence et pour éviter une régression générale vers des conditions de vie plus primitives.
Enfin, la flore et la faune entrent pour une large part dans le plaisirque nous tirons de notre environnement, depuis nos distractions quotidiennes jusqu’à l’émerveillement que nous inspirent la beauté du monde naturel et les mystères de l’univers.
R.Fetter.Courrier de l’UNESCO






La guerre des devoirs à la maison

La guerre des devoirs continue de susciter* des passions dans les écoles primaires. Bien qu’interdits, les travaux écrits que les enfants doivent accomplir après la classe, ont la vie dure. Jugés préhistoriques par les uns mais indispensables pour les autres, les exercices du soir font l’objet de polémiques qui cachent deux conceptions opposées de l’école.

Pour certains parents et instituteurs, l’école est un lieu d’effort et de discipline, le premier terrain où se prépare le dur combat de la vie professionnelle. Dans cette optique, les devoirs sont à eux seuls un exercice de méthode et d’organisation, la première victoire à remporter sur soi-même pour devenir un jour le ¨meilleur¨.
Les partisans du travail à la maison soutiennent que l’effort exigé n’a rien d’insurmontable. Entre l’heure du goûter et celle du dîner, les petits peuvent sans préjudice, avaler un problème de mathématique, dévorer une rédaction ou grignoter quelques exercices de grammaire.
De nombreux instituteurs affirment que les élèves soumis à un travail personnel obtiennent de meilleurs résultats que les autres. En outre, l’apprentissage personnel prépare à l’enseignement secondaire où les devoirs sont le lot commun.
Enfin, certains enseignants soutiennent que l’heure des devoirs rapprochent parents et enfants donnant l’occasion aux adultes de prouver qu’ils s’intéressent aux progrès des petits écoliers.

A l’inverse, des réfractaires aux devoirs s’élèvent contre cet empiètement de l’école sur la vie familiale et sur les loisirs de l’enfant. Les mères, traditionnellement chargées de veiller à la bonne démarche des devoirs, se plaignent d’autant plus qu’elles rentrent tard de leur travail. Celles qui doivent surveiller deux ou trois enfants s’arrachent les cheveux.
Certains enseignants s’élèvent contre une pratique qui leur parait renforcer les inégalités entre les élèves. Les enfants d’immigrés, dont les parents ne savent pas lire, souffrent constamment d’un grave handicap par rapport à ceux qui peuvent trouver une aide et des documents chez eux.
Raphaëlle REROLLE, in ¨ Le monde¨ du 12 /11 / 1980


Les jeunes et la télévision.



J’ai lu attentivement votre dossier sur les jeunes et la télévision. Comme je suis retraité, j’ai tout le temps d’observer les jeunes qui vivent autour de moi, et je tiens à vous donner mon avis sur la question.

Je pense qu’il faudrait interdire purement et simplement aux jeunes de regarder la télévision avant leur majorité

Je trouve que les jeunes qui regardent la télévision ne font plus rien d’intéressant. Ils ne lisent plus, ne font plus de sport, ne jouent presque plus avec leurs amis et ne travaillent plus à l’école.

De plus, la télévision ne leur apprend rien, sauf à parler incorrectement le français ou l’arabe. On y voit que des publicités, des émissions vulgaires, immorales et des scènes de violence. Les enfants se couchent trop tard et n’ont plus aucune attention en classe. Ils se conduisent devant leurs professeurs comme devant un poste de télévision, l’écoutant quant cela leur chante et parlant en même temps que lui.

C’est pourquoi je crois qu’il faudrait interdire la télévision aux enfants de moins de dix-huit ans.





Les adolescents et leurs vêtements

Un jean au début de l’hiver, un autre au début de l’été, un pull marin tous les ans, un blouson pour la neige et la pluie. Voilà la garde-robe de Marc, un élève de Montpellier, et de la plupart des adolescents.

« C’est pratique, et pas cher. Dans les grandes circonstances, je mets mon plus beau jean ou un pantalon de velours ».

Chez les jeunes, les vêtements deviennent de plus en plus « standard » : mêmes pantalons, mêmes blousons, que ce soit chez les garçons ou chez les filles. Tout ce qui est « marrant » est apprécié. Mais le luxe, on n’aime pas ça.

« Pour me faire plaisir, ma mère m’a acheté une robe de soie, dit Evelyne. Si je l’avais mise pour aller au lycée, toute la classe aurait ri… »

Et c’est aussi la mode de l’occasion : on s’habille aux « Puces » ou encore aux galeries La Fayette qui vendaient déjà des tonnes de jeans et de tee-shirts et qui offrent maintenant les chemises, gilets et pantalons d’occasion importés des Etats-Unis.

Les vêtements d’occasion permettent en effet d’être original sans se distinguer du groupe.

« L’important dit une lycéenne, c’est d’être à la mode sans être comme les autres ».

Ces caractéristiques s’effacent à partir de 25 ans, comme si le désir de plaire n’était plus prioritaire : à l’âge la plupart des individus trouvent enfin leur équilibre et sont moins sensibles à l’usage que les autres se font d’eux.





Extrait du journal Le Monde 19




Obéir
Pourquoi un enfant devait il obéir ? Ma réponse est la suivante : parce qu'il doit satisfaire la soif de pouvoir de l adulte.

L’obéissance devrait être une question d échange. Chaque individu est libre de faire ce qui lui plait aussi longtemps qu'il ne viole pas la liberté des autres. Cela est réalisable dans n'importe qu'elle communauté ou groupe. L'obéissance devrait être une courtoisie*. Les adultes n'ont aucun droit à
l'obéissance des enfants ? C'est une chose qui vient de l'intérieur, ce n est pas une chose qui s'impose de l'extérieur. La discipline de l'armée vise à l’efficacité. Il existe une autre discipline: dans l'orchestre, le premier muscisien obéit au chef d'orchestre parce qu il est aussi intéressé que lui par la réussite du concert. Un groupe, une communauté, un foyer heureux sont comme un orchestre. Les enfants élevés dans la discpline non consentie vivent un mensonge toute leur vie ? Ils deviennent les esclaves de coutumes établies. Le motif essentiel de la discpline, c'est la crainte de la censure.

L'avenir de l'humanité est entre les mains de nouveaux adultes. Nous ne pouvons pas avoir une bonne humanité tant que nous traitons les enfants avec de la haine, des punitions, de la répression. S'ils vivent dans une atmosphère de tendresse et d'approbation, ni la mechancete, ni la haine, ni la destruction ne prendront racine.
A S .Neill
(Libres enfants de summerhil





Aimez-vous lire ?
La vraie culture s’acquiert par de nombreuses lectures. Un médecin, un ingénieur ne sont pas forcément des hommes cultivés, si après leur sortie de l’université, ils négligent la lecture.

Les gens lisent d’abord par amour de la lecture. Ils sont sensibles à la qualité d’un texte, ils aiment surtout les ouvrages bien écrits, dont la profondeur, le rythme, le récit les émeuvent : les grandes œuvres littéraires, la poésie, le théâtre constituent à leurs yeux un univers dont chaque élément est un objet vital. Ils éprouvent ainsi de grandes jouissances et considèrent la lecture comme une véritable nourriture spirituelle. Ils trouvent également à alimenter leur soif d’information, d’analyse, de jugement et de réponses à leurs interrogations dans la lecture des ouvrages de sciences humaines et des revues spécialisées. Ils s’évadent enfin par la lecture qui, en les détachant de la réalité, agit sur eux et leur procure d’énergiques stimulations.

La culture se nourrit donc impérativement de la lecture qui est son pain quotidien.

D’après les nouvelles de Tipaza.
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Re: Le texte argumentatif:

Message par fryatte17 le Sam 8 Fév - 21:31

Je vous remercie pour ces textes mais je n'y vois pas de raisonnement concessif ; je vais donc m'en tenir à une production personnelle...

fryatte17

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Re: Le texte argumentatif:

Message par Admin-S Kamel le Dim 9 Fév - 6:57

Lexique pour l’étude des textes argumentatifs



• argument : c’est une idée qui s’intègre à un raisonnement ; l’argumentation s’appuie sur une démarche logique et explicite.


• champ lexical : ensemble des mots, substantifs, adjectifs, verbes de la même famille désignant une même part de réalité, une même notion.


• champ sémantique : ensemble des sens disponibles d’un mot selon le contexte.


• connecteur logique : outil grammatical qui exprime une relation logique (cause, conséquence, opposition, concession…).


• connotations : ce sont les significations secondaires associées, de façon permanente, à la signification principale (ou dénotation) d’un mot dans un contexte donné ; elles reflètent les sentiments, les intentions du locuteur.


• dénotation : c’est le ou les sens d’un mot que l’on peut trouver dans le dictionnaire.


• destinataire : c’est la (les) personne(s) à qui s’adresse le locuteur (il est lié à la 2è personne du singulier ou du pluriel, et à la 1è du pluriel si le locuteur l’associe à ses propos).


• locuteur : c’est celui qui énonce un message (il s’exprime à la 1è personne du singulier) ; il manifeste sa présence par des indices d’énonciation (il ne s’agit pas toujours de l’auteur, ce peut être un de ses personnages).


• discours : c’est tout énoncé, écrit ou oral, dans lequel l’émetteur de l’énoncé multiplie les références à l’acte d’énonciation (identité des interlocuteurs, lieu et moment de l’énonciation, attitude des interlocuteurs…) pour entrer ou rester en contact.


• récit : c’est tout énoncé, écrit ou oral, dans lequel l’émetteur de l’énoncé ou les marques de l’acte d’énonciation sont délibérément absentes.


• discuter une thèse : c’est réfléchir à la valeur d’une opinion en pesant le pour et le contre.


• éloge : ce sont des paroles ou un écrit à la louange de quelqu’un ou de quelque chose.


• indices d’énonciation : ce sont les marques de personne (pronoms personnels, indéfinis, pronoms et adjectifs possessifs…), des repères temporels (temps des verbes, adverbes de temps), des indications sur le lieu (adverbes de lieu) ; ils reflètent la présence et la position du locuteur. On les appelle aussi embrayeurs.


• embrayeurs : ce sont les mots dont le référent dépend de la situation d’énonciation, comme les pronoms « je » et « tu » (ou « nous » et « vous ») qui désignent l’émetteur et le récepteur du propos, les adjectifs démonstratifs et possessifs qui y renvoient, les adverbes de lieu (« ici » et « là »), les adverbes de temps (« maintenant », « aujourd’hui » ou « hier »)…


• énonciation : c’est l’acte de production d’un énoncé par un locuteur qui présente des traces de son énonciation, et peut mettre en scène, de façon plus ou moins précise, le locuteur, sa pensée ou le sujet de l’énonciation.


• énoncé : c’est ce qui est dit ou écrit ; il s’actualise sous la forme d’un discours ou d’un récit.


• étayer une thèse : c’est renforcer une thèse par des arguments et des exemples supplémentaires.


• exemple : c’est un fait analogue au fait en question dans un propos qui est considéré par rapport à lui ; il sert à illustrer, prouver, éclairer.


• explicite : c’est ce qui est énoncé complètement et ne peut prêter à aucune contestation.


• implicite : c’est un sous-entendu qui s’adresse à la sensibilité, à l’imagination, au raisonnement du destinataire.


• présupposition : c’est un message suggéré uniquement au raisonnement du destinataire.


• sous-entendu : c’est faire comprendre quelque chose de façon indirecte, en s’appuyant sur des éléments qui restent non-dit mais compris.


• expression appréciative : elle exprime le jugement favorable du locuteur ; le lexique est alors élogieux, valorisant, mélioratif.


• expression dépréciative : elle connote la critique, le dédain et parfois le dégoût ; le lexique est souvent péjoratif.


• figures de style : c’est l’ensemble de procédés et de techniques permettant de s’exprimer correctement et avec éloquence ; les tournures de style rendent plus vive l’expression de la pensée.


• rhétorique : c’est la discipline qui autrefois enseignait l’art oratoire et littéraire, ce sont les moyens par lesquels on entend donner plus d’efficacité à un discours, oral ou écrit.


• intentions du locuteur : c’est le but que se fixe le locuteur pour son argumentation ; il peut s’agir de persuader, convaincre, émouvoir, séduire, provoquer, démontrer…


• modalisations : ce sont les marques de jugement ou de sentiment du locuteur.


• modalisateurs : ce sont les mots et les procédés grammaticaux qui traduisent l’attitude d’un locuteur par rapport à son énoncé, c’est-à-dire le doute, la certitude, la critique,…).


• modalité : c’est le synonyme de « forme ». ex : les modalités de phrases sont les formes déclarative, interrogative, exclamative, impérative.


• nature du raisonnement : il peut être déductif, inductif, absurde, etc…


• pamphlet : c’est un écrit satirique d’actualité, court et violent, dirigé contre une personnalité connue ou contre une institution.


• paratexte : c’est l’ensemble des indices « à côté » du texte qui permettent d’en connaître davantage sur lui (nom de l’auteur, siècle, typographie, titre, …).


• plaidoyer : discours oral ou écrit qui défend, avec vigueur et éloquence, une opinion ou un parti-pris. (son contraire : réquisitoire)


• progression du l’argumentation : c’est la manière de développer les arguments ; elle peut être linéaire, éclatée ou à thème constant.


• réfuter une thèse : c’est s’opposer à une argumentation en prouvant sa fausseté.


• registre de langue : c’est la manière de s’exprimer qui reflète la culture, le milieu social du locuteur ; il peut être familier, courant ou soutenu.


• relation (lien) logique : c’est un enchaînements d’une idée à l’autre (souvent des adverbes, des locutions adverbiales, conjonction de subordination et de coordination) ; elle peut être explicite ou implicite. Elle peut exprimer la cause, la conséquence…


• syntaxe : c’est la partie de la grammaire qui décrit les règles par lesquelles les unités linguistiques se combinent en phrases ; ensemble des règles d’écriture d’un langage.


• thème : c’est ce dont il est question principalement dans l’énoncé.


• thèse : c’est la position du locuteur à l’égard du sujet, du thème qu’il évoque.


• tonalité : ensemble des éléments qui traduisent les sentiments, les intentions, la sensibilité du locuteur dans sa manière de traiter un sujet ; elle peut être ironique, pathétique, didactique, satirique, polémique, oratoire…
par:nedjma
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Re: Le texte argumentatif:

Message par Mme Médjani FZ le Dim 9 Fév - 7:38

Merci collègue pour ces textes argumentatifs

Mme Médjani FZ

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Re: Le texte argumentatif:

Message par fryatte17 le Dim 9 Fév - 16:22

Encore merci pour ce lexique qui est très
utile.

fryatte17

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Re: Le texte argumentatif:

Message par Admin-S Kamel le Dim 9 Fév - 16:27

I. La fonction polémique du texte argumentatif:

Tout texte argumentatif défend une prise de position en s'opposant implicitement ou explicitement à ceux qui pensent le contraire.
Si le texte ne s'adresse pas directement à l'adversaire lui-même, il vise à discréditer cet adversaire.
Si le texte est directement adressé à l'adversaire, il vise à réduire l'autre au silence, sans chercher à le convaincre. La fonction est alors polémique (le débat d'idées) et l'objectif est de ridiculiser les parties avec lesquelles on est en désaccord.
Structure et système d'énonciation
L'auteur convaincu de la justesse et de la force de sa position revendique la paternité de ses idées notamment à travers :
1. Le système d'énonciation
Il recourt fréquemment à la 1ère personne, indice de la présence du locuteur dans les propos tenus.
Ainsi le locuteur peut se manifester (1ère personne et présence des marques de jugement, verbes d'opinion) ou ne pas se manifester (objectivité apparente du texte informatif/explicatif, utilisation de la 3ème personne et des phrases déclaratives) pour masquer l'intention de convaincre. Le présent atemporel est le temps habituel du texte argumentatif, puisque l'argument est valable de façon générale.
2. Le choix du lexique
La modalisation est un des moyens qui permet à l'auteur de prendre position et de s'affirmer.
En argumentant l'auteur use de termes et expressions qui affirment sa certitude d'être dans le vrai et qui traduisent son assurance et sa confiance dans ses idées comme « évidemment », « il est certain que », « assurément », « sans aucun doute », « indubitablement », « toujours » et « jamais » etc. Cette conviction se lit aussi à travers l'emploi de verbes d'obligation.
II. Les stratégies argumentatives
Le texte argumentatif s'élabore en un aller- retour entre idées abstraites et exemples concrets.
La construction de l'argumentation obéit à des règles, les unes relevant de « l'art de persuader » (la rhétorique), les autres de la logique.
A- Les formes relevant de la rhétorique
- Le dilemme : on enferme la thèse dans un choix impossible.
- L'ironie : on feint d'adopter l'opinion de l'autre pour mieux la détruire en la ridiculisant. C'est l'un des moyens de la polémique et il vise à déprécier l'adversaire, sous couvert de son éloge. On y sollicite la connivence du lecteur/auditeur par le biais de la raillerie.
-L' argument de mauvaise foi : il se sert de la propre personnalité de l'adversaire pour réfuter ses idées.
-L'argument d'autorité : qui est une affirmation présentée comme incontestable non pas nécessairement parce qu'elle est vraie, mais parce quelle émane d'une personnalité qui fait autorité dans le domaine en question.
- La concession : on commence par accorder du crédit au raisonnement avancé par la partie adverse, pour mieux défendre ensuite ses propres arguments comme « il est possible que ...mais» ;
B- Les formes relevant de la logique
-Le raisonnement inductif : permet d'énoncer une vérité générale induite à partir de l'observation d'un fait particulier, dans ce sens il est abusif.
Le raisonnement inductif est cependant très utilisé pour sa force de persuasion car il présente ce fait particulier comme une preuve.
Exemple :
Cet homme est un cambrioleur
Mais c'est aussi un gentleman
Donc, certains cambrioleurs sont des gentlemen.
-Le raisonnement par analogie : où l'on met les faits dont on parle en parallèle avec d'autres faits connus. (Ce type de raisonnement est voisin de l'induction et ne fournit jamais de preuves)
-Le raisonnement déductif : où l'on part d'une idée générale pour justifier une conclusion particulière. Cette démarche s'appuie sur des postulats qui ne sont pas à démontrer pour déduire des conséquences. Ce type de raisonnement se rencontre essentiellement dans les textes scientifiques ou philosophiques.
« Le syllogisme probable » : On part non pas de vérités prouvées mais d'affirmations probables pour obtenir l'adhésion, ce qui donne à la thèse défendue une aura d'objectivité.
Principaux mots de liaison pour exprimer des relations logiques:
Addition ou gradation : et, de plus, en outre, par ailleurs, surtout, puis, d'abord, ensuite, enfin, d'une part, d'autre part, non seulement ... mais encore, voire, de surcroît, d'ailleurs, avec, en plus de, outre, quant à, ou, outre que, sans compter que ...
Classement : puis, premièrement..., ensuite, d'une part ... d'autre part, non seulement ... mais encore, avant tout, d'abord ...
Concession ou opposition : mais, cependant, en revanche, or, toutefois, pourtant, au contraire, néanmoins, malgré, en dépit de, sauf, hormis, excepté, tandis que, pendant que, alors que, tant + adverbe + adjectif + que, tout que, loin que, bien que, quoique, sans que, si ... que, ...
Cause : car, parce que, par, grâce à, en effet, en raison de, du fait que, dans la mesure où, à cause de, faute de, puisque, sous prétexte que /de, d'autant plus que, comme, étant donné que, vu que, non que ...
Conséquence : ainsi, c'est pourquoi, en conséquence, par suite, de là, dès lors, par conséquent, aussi, de manière à, de façon à, si bien que, de sorte que, tellement que, au point ... que, de manière que, de façon que, tant ... que, si ... que, à tel point que, trop pour que, assez pour que ...
Condition, supposition ou hypothèse : si, peut-être, probablement, sans doute, éventuellement, à condition de, avec, en cas de, pour que, suivant que, à supposer que, à moins que, à condition que, en admettant que, pour peu que, au cas où, dans l'hypothèse où, quand bien même, quand même, pourvu que...
Comparaison, équivalence ou parallèle : ou, de même, ainsi, également, à la façon de, à l'image de, contrairement à, conformément à, comme, de même que, ainsi que / aussi ... que, autant ... que, tel ... que, plus ... que, plutôt ... que, moins ... que...
But : pour, dans le but de, afin de, pour que, afin que, de crainte que, de peur que.....
Indiquer une alternative : ou, autrement, sinon, soit ... soit, ou ... ou...
Expliciter : c'est-à-dire, en effet, en d'autres termes, autrement dit...
Illustrer : par exemple, c'est ainsi que, comme, c'est le cas de.....
Conclure : au total, tout compte fait, tout bien considéré, en somme, en conclusion, finalement, somme toute, en peu de mots, à tout prendre, en définitive, après tout, en dernière analyse, en dernier lieu, à la fin, au terme de l'analyse, au fond, pour conclure, en bref, en guise de conclusion...
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Re: Le texte argumentatif:

Message par Admin-S Kamel le Dim 9 Fév - 16:29

Le texte argumentatif a pour but de soutenir une thèse (thèse proposée) et d'invalider la thèse adverse (thèse rejetée). Dans l'un et l'autre cas, les thèses s'articulent autour d'un certain nombre d'arguments, eux-mêmes soutenus par des exemples. Il vous faut avant tout apprendre à distinguer la nature de l'argument (qui fait état d'une opinion) de celle de l'exemple (qui présente un fait).





Exercice 1 : arguments et exemples

Soit la thèse suivante :
Constatant la solitude et la fermeture à l'autre propres aux grandes villes modernes, Michel Tournier écrit :
"Nous vivons enfermés dans une cage de verre"(Le vent Paraclet, © Gallimard).


Voici une liste de propositions dont certaines sont des arguments, d'autres des exemples. Les unes sont favorables à la thèse de Michel Tournier, les autres défavorables :

a - la cellule sociale traditionnelle a été modifiée par l'urbanisation
b - les campagnes du Téléthon ou de la lutte contre le cancer attestent la solidarité de l'opinion
c - la vie culturelle contemporaine est marquée par un certain regain de la fête collective
d - certaines techniques modernes ont favorisé la solitude
e - certains immeubles, certains quartiers se donnent des structures de gestion collective
f - la peur de l'agression dans les cités peu sûres emmure les gens chez eux
g - les loisirs bénéficient de plus en plus d'une politique collective
h - chaque été, les festivals drainent des foules importantes qu'attirent autant l'intérêt culturel que la communion collective
i - les villages se meurent, les quartiers ont du mal à rester vivants en raison de la vogue de la maison individuelle
j - on assiste de plus en plus à un grand élan caritatif
k - la hantise de certains fléaux épidémiques compromet la communication
l - une personne agressée dans la rue est très rarement secourue par les passants
m - les mœurs françaises sont marquées par le goût de l'association
n - dans la panoplie des phobies, celle du Sida progresse de manière inquiétante aux dires des psychologues
o - lnternet, le courrier électronique, le "chat" entraînent une communication virtuelle
p - les clubs de vacances obtiennent de plus en plus de succès.

   Redonnez aux arguments les exemples qui les valideraient (réunissez les deux lettres en commençant par l'argument : ainsi a/i). Rangez les couples ainsi obtenus dans le tableau suivant :

Arguments/exemples étayant la thèse proposée Arguments/exemples réfutant la thèse proposée
rguments étayant la thèse :

a/i
d/o
f/l
k/n
Arguments réfutant la thèse :

c/h
g/p
j/b
m/e
Exercice 2 : les types d'arguments

Une thèse peut être soutenue d'arguments de nature diverse. On peut distinguer deux catégories :

   ceux qui sont fondés sur l'expérience : ils tirent alors leur validité du réel et persuadent le récepteur par les éléments référentiels qu'il peut connaître et confirmer.
   C'est le cas de l'argument d'autorité, qui s'appuie sur une citation, ou sur une opinion dont on souligne la valeur communément admise. C'est le cas aussi de l'exemple argumentatif, qui donne à l'exemple une portée générale.
   Exemples :
   - un argument d'autorité : La sédentarisation grandissante de l'humanité dans les villes est, comme l'a montré Michel Tournier, un signe de la guerre ancestrale qu'elle a toujours menée contre les nomades.
   - un exemple argumentatif : Il suffit de regarder les cages bétonnées que sont devenus les grands ensembles pour douter qu'ici s'installe vraiment une communication chaleureuse.
   ceux qui sont fondés sur la logique : ils tirent leur validité de leur aspect rationnel et convainquent le lecteur par l'adhésion intellectuelle.
   C'est le cas de l'argument par déduction, qui tire une conséquence logique d'une cause générale (l'argument par induction effectue la démarche inverse, remontant de la manifestation concrète au principe général). C'est le cas aussi de l'argument par analogie, qui, pour établir un phénomène, le rapproche d'un autre qui lui est apparenté.
   Exemples :
   - un argument par déduction : L'humanité s'est toujours épanouie dans la communauté et, pour cela, les hommes ont recherché les concentrations urbaines, quitte à souffrir de leur pléthore. Pourquoi aujourd'hui en serait-il autrement?
   - un argument par analogie : Il est aussi vain de stigmatiser la ville moderne que de regretter perpétuellement la disparition d'un prétendu âge d'or.

Vous trouverez ci-dessous une liste d'arguments. Distinguez les arguments fondés sur l'expérience de ceux qui sont fondés sur la logique. Dans le tableau ainsi constitué, rangez les types d'arguments que nous venons de présenter.
 

1. La limite à la liberté de l'individu est l'atteinte à la liberté d'autrui. Nul ne doit parler à son voisin pendant un spectacle.
2. Il n'y a pas de bulles dans les fruits. Alors il n'y a pas de bulles dans Banga.
3. Au XVI° siècle, on n'a nullement douté que l'humanité fût en progrès, mais fort peu de gens ont pris conscience que ce progrès se faisait en rétablissant l'esclavage et que, par conséquent, un pas en avant ici peut se payer d'un recul ailleurs.
4. La nuit a certainement une influence très grande sur les peines morales, puisqu'elle en a sur les peines physiques.
5. Le respect d'autrui est un devoir universel auquel ont souscrit tous les peuples.
6. Le plaisir même du comique étant fondé sur un vice du cœur humain, c'est une suite de ce principe que plus la comédie est agréable et parfaite, plus son effet est funeste aux mœurs.
7. Il fallut que Colomb partît avec des fous pour découvrir l'Amérique, et voyez comme cette folie a pris corps et duré.
8. L'ère du multimédia est en train de réaliser, comme le prédisait McLuhan, un véritable village planétaire.



Arguments fondés sur l'expérience : Arguments fondés sur la logique :
arguments d'autorité : 1 - 5 - 8 arguments par déduction : 2 - 6
exemples argumentatifs : 3 - 7 argument par analogie : 4
xercice 3 : les relations logiques

Pour convaincre, le texte argumentatif se doit d'être soigneusement structuré. Que ce soit dans la communication orale ou écrite, la clarté des relations entre les différents arguments permet au récepteur de suivre le fil du discours et d'adhérer à sa progression. Vous trouverez dans le tableau ci-dessous les mots de liaison (ou "connecteurs logiques") rangés autour des quatre relations principales qui peuvent s'instaurer entre les arguments:

RELATIONS LOGIQUES


PROGRESSION SUIVIE PAR L'AUTEUR


MOTS DE LIAISON
CAUSE L'auteur justifie l'argument précédent En effet - Car - ...
CONSÉQUENCE L'auteur déduit un argument de son argument précédent Ainsi - Donc - C'est pourquoi - ...
OPPOSITION L'auteur nuance ou réfute l'argument précédent Mais - En revanche - Pourtant- Cependant - Or ...
ADDITION L'auteur établit une liste d'arguments D'abord - Ensuite - En outre - Enfin ...


Alfred Biedermann. L'esprit romantique de la jeunesse actuelle.
(Le Romantisme européen, 1972). Complétez le résumé du texte ci-contre par les mots de liaison (cases encadrées) ou les mots-clés (espaces blancs).

Il est dans les lettres et les arts des écoles qui ne survivent guère aux générations qui leur ont donné naissance - faute, sans doute, d'une universalité, d'une profondeur humaine qui les auraient mises à l'abri du temps : ainsi le symbolisme en France, l'expressionnisme en Allemagne, qui, pourtant, ont eu leur moment de vogue européenne. Aucun de ces mouvements ne s'est imposé comme ferment de renouvellement à travers les mutations périodiques de l'esprit européen. Le romantisme, par contre, n'a cessé d'agir au cours des époques qui l'ont suivi comme provocation ou repoussoir sur ceux qui cherchaient, dans les arts et les lettres, à frayer la voie vers des horizons nouveaux. Naguère, on affublait ironiquement de l'étiquette romantique toute attitude contraire au souci primordial de réalisme et de raison pratique. Aujourd'hui, la jeunesse se réclame volontiers d'une sorte de néoromantisme. La critique incisive du progrès technique, de ses objectifs strictement utilitaires et la peur de se trouver asservi à une civilisation industrielle mondiale, avec ses rechutes dans la barbarie et son insouciance du bonheur et de la vie de l'âme, tout cela a ramené l'attention vers les aspirations de l'âge romantique. Non pas, certes, pour les restaurer dans leurs formes historiques; rien n'est plus périmé aujourd'hui que les mièvreries sentimentales de 1830; mais certaines attitudes d'esprit typiques du romantisme resurgissent actuellement chez nos contemporains.
Il y a d'abord ce refus de se laisser encadrer par les traditions philosophiques et sociales d'hier. L'adolescent d'aujourd'hui, c'est d'abord quelqu'un qui dit « non », j'entends qui se refuse à ouvrir aux institutions et aux mœurs en cours ce crédit de confiance, jusqu'à preuve de leur légitimité, que ses aînés consentaient plus libéralement : « non » un peu fou, un peu trop romantique peut-être, qui fait hocher la tête aux gens raisonnables, mais mise en question salutaire, susceptible de débloquer bien des structures fossilisées.
Autre résurgence romantique : le retour à la nature. Jamais, sans doute, les jeunes qui pensent n'ont été plus sensibles aux menaces d'une rupture du contact entre l'homme et la nature. L'humanité moderne, ils le voient de plus en plus clairement, « se développe dans la nature [...] comme une sorte d'artifice universel » . L'homme, pris dans l'univers technique, se coupe de son milieu naturel, que, d'ailleurs, il ravale au rang de matériau. Nos contemporains, par réaction, éprouvent le besoin de rester liés, dans leur travail et leurs loisirs, avec la verdure et la lumière, la montagne et la mer, dussent-ils y perdre quelques raffinements ou commodités de la société d'abondance. Tout donne à penser que, ce comportement, le proche avenir le développera.
Enfin, la référence délibérée au « moi » comme principe de valeur revient au premier plan. Elle entraîne le refus croissant des critères d'efficacité pratique, de réussite sociale, de rendement financier. Un certain affairisme à l'américaine périclite sous nos yeux. Les jeunes s'inquiètent du bénéfice moral, des satisfactions de l'esprit et du cœur que leur vaudront leur travail et leur effort. C'est dire que la considération de l'homme intérieur se trouve revalorisée et que l'esprit, qui tendait à n'être plus que l'instrument d'une exploitation technique du monde, redevient intéressant par lui-même, comme le vrai problème à résoudre, le vrai mystère à scruter. C'est là un autre symptôme de cette remontée des priorités romantiques en ce dernier tiers du xx° siècle.


Bien des artistiques et littéraires restent , faute d'avoir trouvé une audience assez large ou d'avoir su leur temps.
Le lui, s'est toujours imposé comme référence auprès de tous les .
Traînant autrefois des connotations en raison de son , il est revendiqué aujourd'hui par la qui y reconnaît, dans des formes , son refus du et son souci des valeurs .
On reconnaît la volonté salubre sous ses allures de ne pas se laisser dans les valeurs des aînés.
C'est le souci de le contact par la technique entre l'homme et la et cette ne fera que se confirmer.
C'est l'affirmation du qui rejette les priorités sociales, la ou le et réaffirme la souveraineté de l'esprit sur la .

Placez dans ce résumé chacun des termes proposés ci-dessous :
détérioré - enfin - matière - courants - péjoratives - excessives - carriérisme - aussi - éphémères - romantisme - nature - rentabilité - irréalisme - modifier - rétablir - moi - novateurs - jeunesse - tendance - nouvelles - matérialisme - d'abord - spirituelles - embrigader - figées.



Bien des courants artistiques et littéraires restent éphémères, faute d'avoir trouvé une audience assez large ou d'avoir su modifier leur temps. Le romantisme, lui, s'est toujours imposé comme référence auprès de tous les novateurs. Traînant autrefois des connotations péjoratives en raison de son irréalisme, il est revendiqué aujourd'hui par la jeunesse qui y reconnaît, dans des formes nouvelles, son refus du matérialisme et son souci des valeurs spirituelles. On reconnaît d'abord la volonté salubre sous ses allures excessives de ne pas se laisser embrigader dans les valeurs figées des aînés. C'est aussi le souci de rétablir le contact détérioré par la technique entre l'homme et la nature et cette tendance ne fera que se confirmer. C'est enfin l'affirmation du moi qui rejette les priorités sociales, la rentabilité ou le carriérisme et réaffirme la souveraineté de l'esprit sur la matière.

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Re: Le texte argumentatif:

Message par Admin-S Kamel le Dim 9 Fév - 16:36

Le texte argumentatif:
 Essai de définition:

Argumenter, c’est choisir et utiliser des preuves, des arguments pour convaincre l’interlocuteur d’adapter ce que l’on soutient.
Le texte argumentatif défend une prise de position en s’opposant implicitement ou explicitement à ceux qui pensent le contraire.

 SES fonctions:

Le texte argumentatif a deux fonctions dominantes :
La fonction persuasive :lorsque l’émetteur cherche à convaincre le lecteur, à lui faire partager son point de vue, en faisant appel à ses sentiments (persuader) , ou à sa raison (convaincre)
La fonction polémique : lorsque l’objectif premier de l’émetteur est de ridiculiser celui ou ceux avec lesquels il n’est pas d’accord.

 L’organisation logique du texte argumentatif :

On s’interroge sur la thèse défendue, sur les arguments utilisés à l’appui de cette thèse défendue, ou contre- arguments développés pour la réfuter, et enfin sur les exemples qui viennent illustrer cette argumentation.
a) La thèse :
La thèse peut être formulée dans le texte mais peut aussi être implicite, mais elle doit être formulée clairement. De la même manière, la thèse qui est rejetée est parfois implicite. Exemple : le texte non polémique.
b) Les arguments :
Le nombre d’arguments varie, parfois il y en a qu’un qui est développé. Ces arguments peuvent être présentés sous des formes différentes : accumulation, enchaînement logique… des connecteurs logiques viennent souligner ce que les relie afin de rendre cohérents ces arguments.
c) Les exemples :
Les exemples ont souvent une fonction illustrative. Ile tentent de rendre l’argumentation plus concrète. De temps en temps l’argument est implicite, il dit être déduit de l’exemple.

 La situation d’énonciation :

Qui parle ? A qui ? De quelle manière ?
a. L’énonciateur :
Il faut trouver comment se désigne le locuteur dans le texte : emploi du pronom « je », « nous », ou indéfini « on ».
Il faut s’interroger sur son utilisation de la forme personnelle ou impersonnelle afin de déterminer le degré d’implication du locuteur dans son énoncé. Constater s’il donne uniquement un point de vue personnel ou bien universel ou s’il cherche à y son destinataire.
b. Le destinataire :
A qui s’adresse le locuteur ? Il faut regarder s’il s’agit de quelqu’un en particulier ou d’un public.
On observe alors de quelle manière l’auteur s’adresse lui (ou à eux) et comment il (les) désigne : interpellation, utilisation de pronoms personnels de 2éme personne…
c. L’attitude adoptée par l’auteur :
On s’interroge sur l’emploi des pronoms, le lexique et les procédés rhétoriques qui permettent de définir l’attitude adoptée par l’auteur. Les termes employés peuvent être doux ou désagréables, affectifs ou agressif…de ces termes on peut déduire les sentiments et la position du locuteur, l’utilisation d’un ton neutre ou didactique témoigne de l’objectivité et de la volonté d’expliquer ou d’informer. Le ton polémique, ironique, satirique ou oratoire marque d’avantage la subjectivité.

 La démarche du texte argumentatif :

1. S’impliquer dans son discours :
Le principe de l’argumentation réside dans la conviction de son auteur qui revendique des idées exprimées, notamment à travers :
-Le système d’énonciation :
On recourt fréquemment à la première personne, indice de la présence du locuteur dans la phrase et des propos tenus.
Le locuteur peut se manifester (utilisation de la première et la deuxième personne et présence de marques de jugement), ou pas (utilisation de la troisième personne et des phrases déclaratives).
-Le choix du lexique comme indicateur de degré de certitude :
• L’affirmation catégorique (pas de doute possible), on emploie des termes comme « assurément », « sans aucun doute », « il est possible que », …
• L’hésitation qui semble chercher à ne pas contraindre le lecteur, on emploie des termes comme « peut-être », « il est possible que », …
• L’utilisation d’un lexique affectif par lequel le locuteur cherche à capter la sympathie ou l’estime de son public, il utilise pour cela un réseau de termes propre à manifester son émotion, sa sincérité et son attachement à la thèse exposée.
2. S’adapter au destinataire :
Dans le texte argumentatif, le souci de l’auteur est de chercher à convaincre, il doit alors connaître son destinataire et disposer son argumentation en fonction de ce qu’il sait de son caractère.
Le choix de la méthode et celui des arguments dépendront de l’esprit et des sentiments du destinataire à convaincre, pour plaire et raisonner, on suscite l’intérêt du lecteur par l’exposition de la pensée avec des appuis incontestables, et pour cela on utilise :
La métaphore : qui est un véritable outil de persuasion.
L’exemple : qui ide à la compréhension en fournissant une mise en scène de l’idée, et qui peut avoir aussi une valeur de preuve.
La meilleure façon aussi de toucher au destinataire de l’argumentation est de le faire participer à la découverte de la vérité dont on veut le convaincre.
3. Réfuter l’adversaire :
Vouloir persuader de la vérité de son discours, c’est souvent du même coup contester le discours d’un autre.

 La stratégie argumentative :

 Soit tous les arguments et les raisonnements présentés sont en faveur de la thèse soutenue par locuteur (ex : plaidoyer, apologie). Dans ce cas, la thèse prend est placée en tête du raisonnement et reprise en conclusion.
 Soit la thèse est prise dans une controverse dialoguée (discussion, débat). Dans ce cas, l’exposé de la thèse prend en compte la thèse opposée. On peut alors :
-réfuter les arguments de la thèse opposée en montrant qu’ils ne sont pas pertinents ou trop faibles.
-objecter/opposer à l’adversaire un contre argument qui l’invalide ou retourner l’argument contre lui.
-jouer la concession (donner raison puis rejeter la thèse adverse avec plus de vigueur).
 Soit on vise à disqualifier l’adversaire, à polémiquer. On peut alors :
-raisonner par l’absurde en envisageant les absurdités qui s’ensuivraient si on admettait la thèse adverse.
-enfermer la thèse dans un choix impossible (dilemme).
-utiliser l’ironie pour feindre d’adopter l’opinion de l’autre pour mieux la détruire en la ridiculisant.

 Les différents types d’arguments :

• L’analogie :
On compare deux faits, deux situations à d’autres qu’on connaît bien, pour assurer une bonne explication.
• L’autorité :
On se réfère à une autorité scientifique, politique, morale, …
• La généralisation :
A partir d’un ou deux exemples, on généralise la situation.
• La cause :
On n’arrive souvent pas à bien comprendre une situation que lorsqu’on découvre ce qui l’a provoqué.
L’argumentation s’attachera à prouver la cause, ou à prouver que tel effet se produira.
• Le dilemme :
Enfermer quelqu’un dans un dilemme, c’est lui prouver que les deux solutions qu’il peut imaginer sont inacceptables, on profite lors de son désarroi pour lui présenter une troisième solution, seule issue à la situation.

 Genres de textes contenant de l’argumentation :

Les textes contenant de l’argumentation sont souvent les textes de :
Publicité, critique de films, de livres, d’œuvres d’art, éditorial, plaidoyer, dissertation,
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